Social Entrepreneurship Program : la catégorie Technologie met fin à la série d’auditions des porteurs de projets

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A l’initiative du Salon des Entrepreneurs de Guinée et de la Société Financière Internationale, un concours a été lancé à l’intention des jeunes entrepreneurs du pays. Deux cent soixante trois porteurs de projets venus des quatre régions du pays, mais aussi de la France, du Canada et de la Tunisie y ont postulé contre cinquante-trois qui ont été présélectionnés dans les six catégories définies par les organisations.

Ce sont : l’Agrobusiness, l’Education, la Santé, la Culture et le Tourisme, le Transport et la Logistique, ainsi que la Technologie. Depuis lundi, les cinquante-trois porteurs de projets présélectionnés se sont relayés devant le jury constitué à l’effet de désigner les meilleurs. Et c’est la catégorie Technologie qui a bouclé cette étape avant la publication des résultats définitifs.

Fondateur d’une entreprise basée sur la conception des solutions électroniques médicales pouvant être utiles au porteur en cas d’urgence et faciliter l’accès à l’information et à la prise en charge médicale, Mamadou Cellou Diallo a présenté une montre intelligente donnant des signes vitaux et permettant d’observer la distanciation sociale et de faire la traçabilité. Mais aussi un respirateur qui permettra de mieux gérer les personnes se trouvant dans un état critique.

« L’avantage de la montre avec les signes vitaux de la montre ou de la distanciation sociale, dit-il, c’est qu’elle permet de responsabiliser son porteur en l’emmenant à éviter de se faire contaminer par un malade. En ce sens qu’elle vibre lorsque son porteur est en contact avec une personne suspecte. Elle vibre également lorsqu’on ne respecte pas la distanciation sociale et permet de faire la traçabilité pour retrouver les personnes-contacts, afin de briser la chaine de propagation de la maladie. Alors que le respirateur permet de soigner les patients qui se trouvent être dans un état critique ».

Quant à Mamadou Lamarana Baldé, son projet porte sur une carte de santé numérique qu’il ambitionne de mettre en place et qui va remplacer la carte de santé classique et permettre aux professionnels de la santé d’accéder automatiquement aux informations du patient et d’entrer en contact avec lui.

« En quelque sorte, c’est une identité numérique qui va changer cette ancienne pratique d’utiliser le papier, parce que le papier peut s’abimer ou se perdre. En plus, elle permet de garder les informations du patient. Ce, depuis la naissance jusqu’à la mort ». Des informations somme toute utilisables pour d’autres fins, à en croire ce jeune entrepreneur.

Rassurant l’audience de la sécurité autour des données qui seront contenues dans cette carte numérique, M. Baldé dira qu’en matière de protection des données, sa startup utilise le protocole AES qui est aujourd’hui utilisé même par la NASA. Et d’ajouter que c’est le protocole le plus sûr en matière de cryptage et nous allons utiliser le type asymétrique pour crypter les informations qui sont stockées et aussi les informations ne sont pas accessibles par n’importe qui.

« Elles sont accessibles via une application dédiée aux professionnels de la santé et ces informations doivent être confirmées ou non par le patient à travers un code PIN et un système de reconnaissance faciale qui sera mise en place à cet effet », a rassuré celui qui prétend être pionnier de cette solution en Guinée, voire dans la sous-région.

De son côté, Ousmane Cissé, cofondateur et gérant d’une entreprise qui souhaite mettre à la disposition de la population guinéenne un service numérique qui va supporter les commerces locaux. Donc, une plateforme web qui va permettre à ces commerces de pouvoir écouler facilement les produits qu’ils ont en stock.

« Parce qu’ils sont pleinement touchés par cette pandémie du COVID-19 qui ne leur permet de faire des ventes. Donc, nous sommes là pour les supporter, les aider à mieux commercialiser leurs produits et aux consommateurs de les acquérir facilement », a-t-il justifié.

La Vice-présidente du Comité d’organisation du SADEN 2020 s’est montrée éblouie par la qualité des projets qu’elle juge très intéressants. « C’est inspirant, c’est motivant, c’est encourageant de voir qu’il y a de belles idées. Parfois, ce qui peut manquer, c’est l’accompagnement, l’encadrement. Donc, savoir que ces initiatives existent, c’est une très belle chose. Et comme je l’ai dit tantôt, c’est très inspirant d’écouter tous les projets qui ont été présentés », s’est réjouie Mme Salématou Sacko.

Au terme de ces auditions qui se sont bouclées ce vendredi 17 juillet, les membres du jury vont se concerter avant de rendre publique la liste des heureux gagnants la semaine prochaine. Ils seront au total douze gagnants, dont deux par catégorie.