Plainte contre Etat à la CPI : Ibrahima Diallo explique les attentes du FNDC et la raison du choix d’un cabinet français  

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Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a saisi la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI) le 29 avril 2020 pour «crime contre l’humanité».

Quelles sont les attentes du FDNC et pourquoi son choix sur un cabinet français ?

Ibrahima Diallo, responsable des Opérations du FDNC apporte des précisions. Lisez !

«Je rappelle que des crimes ont été commis en Guinée avant, pendant et après le coup d’Etat constitutionnel du 22 mars dernier. Se basant sur l’expérience du passé, nous avons constaté les limites de la justice guinéenne face aux différents crimes surtout s’ils sont commis à l’occasion des manifestations sociopolitiques. C’est pourquoi nous avons estimé qu’il fallait faire recours au bureau du procureur de la Cour Pénale internationale (CPI) à travers des documents que nous avons constitués sur les cas de violation de défense des droits de l’homme. Des documents bien élaborés à Conakry tout comme à l’intérieur du pays. Notre attente est d’amener la procureur de la CPI à ouvrir une enquête préliminaire sur les crimes commis en Guinée avant, pendant et après le coup d’Etat constitutionnel du 22 mars 2020 dans un bref délai.

Pourquoi le choix d’un cabinet français ?

«A chaque dossier, il y a des avocats qui, plus ou moins, ont beaucoup plus de connaissance de la procédure. Pour nous, le problème n’est pas au niveau du choix du cabinet français pendant  que nous sommes en première phase. Lors des prochaines phases, les avocats guinéens et le cabinet du Me Bourdon pourraient travailler en concert pour la suite des choses si toutefois la procureur ouvrait dans un bref délai une enquête sur les crimes commis en Guinée »

Il faut rappeler que les opposants à la nouvelle Constitution accusent le président Alpha Condé de violations graves et répétées des droits fondamentaux d’une partie de la population guinéenne. Ces faits, selon le FNDC, sont susceptibles d’être qualifiés de crimes contre l’humanité.