Kouressy Condé après consultations : « nous sommes trop vite allés en besogne… »

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« Nous ne pouvons pas prendre position par rapport à quelque chose qu’on ne connait pas. Nous avons besoin de savoir qu’est-ce qu’on nous propose. Nous sommes trop vite allés en besogne parce que nous discutons de quelque chose qui n’existe pas. Nous nous appuyons sur des déclarations d’intention pour dire de quelque chose qui n’existe point »

Le président du parti de l’Alliance pour le Renouveau National (ARENA), Dr. Sékou Kouressy Condé a été reçu ce mercredi 18 septembre par le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana à la Primature. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la série de consultations des forces vives de la nation, a porté essentiellement sur l’organisation des élections législatives et du projet d’une nouvelle Constitution.

Au sortir de l’audience, l’ancien ministre de la Sécurité a souhaité que les filles et fils de la Guinée cherchent constamment les voies et les moyens qui leur permettront d’être ensemble et d’éviter que d’autres viennent leur apprendre à être intelligents (…).

D’après l’ancien Médiateur de la République Dr. Kouresesy Condé, une consultation est une marque de considération. C’est pourquoi, a-t-il souhaité, que la Guinée se dote d’un conseil de dialogue permanant qui puisse affronter toute question d’intérêt national.

« Nous avons constaté auprès du Premier ministre et les autres membres du gouvernement qui l’accompagnent, l’expression d’une volonté d’ouverture d’un dialogue sans tabou et sans condition préalable. Nous avons parlé de la Constitution. Nous avons dit que nous n’avons ni avant-projet, ni projet et que nous nous donnons le bénéfice de l’inventaire et nous attendons de voir de quoi il s’agit. Nous souhaitons que les Guinéens et les Guinéennes considèrent que ce pays est le nôtre et qu’un opposant n’est pas un ennemi et que celui de la mouvance ne l’est pas non plus », a-t-il expliqué.

A en croire Dr. Sékou Kouressy Condé, sa formation politique est un parti de rassemblement qui rassure les Guinéens que la paix est possible et que le développement est aussi possible. « Nous ne pouvons pas prendre position par rapport à quelque chose qu’on ne connait pas. Nous avons besoin de savoir qu’est-ce qu’on nous propose. Nous sommes trop vite allés en besogne parce que nous discutons de quelque chose qui n’existe pas. Nous nous appuyons sur des déclarations d’intention pour dire de quelque chose qui n’existe point », a-t-il regretté.