Dr Dansa et Taran chez le ministre de la Justice : les lignes sont-elles en train de bouger pour Dr Faya?

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L’opposant Dr. Faya Lansana Millimono a passé sa première nuit vendredi 2 août à la Maison de Centrale de Conakry. Le leader du Bloc Libéral (BL) a été incarcéré suite à une plainte du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Mamadou Lamine Fofana pour « diffamation ».

 Sous une médiation du président du Conseil National des Organisations de la Société Civile, Dr. Dansa Kourouma, Dr. Faya Millimono a reçu la visite du ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté et lui-même après avoir été reçus par le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Mamadou Lamine Fofana.

 Joint au téléphone, le patron du CNOSC, Dr. Dansa Kourouma s’est montré très confiant à un règlement rapide amiable de cette situation. Lisez plutôt ce qu’il a confié à Guinéenews :

« Loin de jeter l’anathème sur la Justice parce que c’est une procédure pénale en cours, je crois que le juge avait le droit, vu la personnalité de l’accusé, de l’inculpé malgré qu’il ait reconnu son tort. En matière de diffamation, c’est une situation atténuante. Je pense que c’est une décision extrême et radicale qui lui a été réservée. Nous ne pouvons pas rester indifférents. Loin d’étouffer la justice, nous avons estimé que sur le plan social, nous avons un rôle de médiation. Nous avons été rencontrés le ministre de la Justice et Garde des Sceaux Mamadou Lamine Fofana en compagnie de son homologue de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté qui est, d’ailleurs, en pareil cas, la personne compétente.  Le ministre Fofana nous a entendus et une visite a été rendue à Dr. Faya Millimono. Si possible, une situation pourrait être trouvée ce samedi à la crise pour éviter l’humiliation d’un homme politique qui a un avenir devant lui. Dr. Faya est de bonne foi, il a reconnu son tort. Nous estimons que les choses rentreront dans l’ordre très rapidement. Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux s’est montré de très bonne foi à pouvoir tourner cette page. Il faut respecter la justice mais au même moment, préserver l’honneur des deux personnalités. Quand on est accusé d’être porte-parole d’une rébellion, c’est gravissime. Mais quand la personne reconnait qu’elle s’est trompée, une circonstance atténuante est possible en pareil cas. C’est cette piste que le CNOSC entend explorer pour que l’affaire trouve une issue heureuse… », a-t-il expliqué au bout fil.  

Propos recueillis par Sékou Sano