Débats sur une nouvelle constitution: Dr Dansa déroule les préoccupations du CNOSC en six questions

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« On ne peut pas se prononcer sur une Constitution qu’on n’a pas vue », telle est la réaction du président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), Dr. Dansa Kourouma après sa rencontre ce mercredi 18 septembre avec le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana dans le cadre des consultations des forces vives de la nation.

Le président du CNOSCG a déclaré à la presse que deux questions lui ont été posées durant cette rencontre et la première concernait les élections législatives. « Nous avons répondu que le CNOSCG dans son communiqué en date du 16 avril dernier, a mis un accent qu’au lieu de s’enliser dans un débat sur la Constitution, qu’il y a des agendas électoraux inachevés et qu’on devait se concentrer sur leur achèvement. Mais très malheureusement à ce jour, nous n’avons pas été compris », a-t-il rappelé.

Poursuivant, Dr. Dansa Kourouma a affirmé qu’il a fait savoir au Premier ministre qu’ils sont partants pour l’organisation des élections qui se tiennent cette année. « Parce qu’il faut que l’Assemblée nationale soit légitime pour discuter certaines questions de la nation. Nous ne sommes pas excités par rapport à une question de date. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est l’institution compétente qui propose une date. Une autre entité ne peut se substituer à elle. La CENI doit s’assurer que toutes les conditions techniques, matérielles et financières sont réunies pour organiser des élections libres, transparentes et inclusives.  Ce n’est pas un parti politique ou une organisation de la société civile qui peut parler à la place de la CENI », a-t-il fait remarquer

Avant de promettre au Premier ministre qu’ils vont rencontrer la CENI soit dans le cadre du dialogue politique inter-parti ou à travers une délégation pour leur poser des questions afin de s’assurer que le chronogramme est déroulable d’ici le 28 décembre 2019. « Nous regrettons le fait que la CENI soit au bord d’une nouvelle crise que nous avons pourtant prévenue quand on faisait une nouvelle loi sur la CENI. Il faut que les commissaires de la CENI, une fois après la prestation de serment, arrêtent de s’identifier aux entités qui les ont envoyés. C’est un parjure, il n’y a pas de commissaires de la mouvance, ni de l’opposition et moins encore de l’organisation de la société civile. Ils sont tous des commissaires de la CENI et ils ne doivent obéir qu’à la loi. Si la CENI est incapable de régler ses problèmes en plénière, elle perd sa crédibilité devant l’opinion (…) », a-t-il fustigé.

Sur la question relative à une nouvelle Constitution, Dr. Dansa Kourouma n’a pas mâché ses mots. Il dira ceci : « nous avons dit au Premier ministre que nous sommes venus traduire les préoccupations de la population. Nous devons être équidistants de la politique politicienne pour pouvoir traduire l’expression légitime de la population. Nous avons formulé six questions de préoccupation.  La première question est de savoir en quoi est-ce que ces consultations sont représentatives de l’opinion du peuple. La deuxième question est que qu’est-ce qu’on reproche à l’ancienne Constitution et qui a porté préjudice au fonctionnement normal de l’Etat. La troisième question est quelles sont les bases juridiques pour parler d’une nouvelle Constitution. Quelles sont les justifications de l’impact du changement constitutionnel sur les conditions à la fois politique, sociale et économique de la Guinée. La dernière question a été, quelle est la procédure d’élaboration d’une nouvelle constitution quand l’ancienne est en vigueur… »