Crise politique : La mission des anciens chefs d’Etat rencontre la société civile

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Une délégation internationale conduite par les anciens présidents du Nigéria et du Bénin, Goodluck Jonathan et Nicéphore Soglo séjourne actuellement en Guinée en vue d’évaluer le niveau des préparatifs des élections législatives du 16 février 2019. Ce lundi 9 décembre 2019, la mission a échangé avec des acteurs de la société civile, notamment l’Association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL) et le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG).

Au sortir de cette rencontre, Amadou Tham Camara, président de l’AGUIPEL a déclaré que les échanges avec ces anciens chefs d’Etat étaient très enrichissants et espère qu’ils vont servir de modèles pour la Guinée.

« C’étaient des échanges très enrichissants. Vous savez, Goodluck Jonathan et Nicéphore Soglo sont des présidents qui ont quitté le pouvoir à la fin de leurs mandats. Ce sont donc des modèles en Afrique. Venir échanger avec eux à un moment où la Guinée est à la croisée des chemins, c’est toujours très inspirant.  Nous avons bon espoir que leur séjour sera fructueux et que la Guinée va s’inspirer de leur modèle pour une transition pacifique dans notre pays»,  reconnait Amadou Tham Camara.

A la question de savoir pourquoi cette mission internationale a décidé de rencontrer les associations professionnelles des médias, le président de l’AGUIPEL précise: « Les médias ont d’abord une vision équidistante de ce qui se passe dans le pays. Donc il était bon qu’ils s’imprègnent un peu de la vision des médias sur les réalités sociopolitiques de notre pays. Donc les échanges ont porté sur ça. Cela a permis de se faire une opinion de ce qui se passe dans le pays, et ils ont bon espoir qu’ils vont mener à bien les négociations afin que le pays s’en sorte [bien]. »

Selon le président du CNOSCG, le Dr Dansa Kourouma, Goodluck Jonathan et Nicéphore Soglo ont pris l’engagement de conjuguer leurs efforts pour résoudre la situation conflictuelle dans laquelle se trouve la Guinée.  « En tant qu’anciens présidents du Bénin et du Nigéria, ils ont pris l’engagement, après avoir écouté les différents acteurs de la société civile, sur la nécessité de conjuguer leurs efforts pour que la division qui sépare actuellement les Guinéens puisse être réglée dans la sérénité, dans la convivialité, pour éviter des précédents comme le Libéria dont la Secrétaire générale de la Mano River Union a bien voulu témoigner», mentionne Dansa Kourouma.

Le président du CNOSCG soutient qu’il est urgent de recoller vite les morceaux avant que le pire n’arrive : « La situation actuelle de divisions, de tensions et de passions est symptomatique d’un processus électoral contesté. Donc il faut tout faire pour recoller les morceaux pour que les hommes politiques guinéens comprennent que la Guinée continuera après eux. »